Les Golden Sources

« Fundsquare est l'une des ‘Golden Source’ de la donnée financière »

Jean-Pierre Legrand- Head of Product & Project Management


En ouvrant en ce début octobre ses APIs à l’ensemble des acteurs de l’industrie financière, Fundsquare entend fournir une information authentique et garantie d’origine, à travers un canal de communication à l’accès facilité, dynamique et efficient. Et pour Jean-Pierre Legrand, Head of Product and Project Management chez Fundsquare, la gestion de cet actif stratégique en mode « Data as a Service » ouvre le champ à de nouveaux produits et opportunités, tout en simplifiant les formalités de mise en relation avec les Clients souhaitant souscrire aux services associés. 

Fundsquare ouvre ses API à l’industrie financière et au secteur des fonds d’investissement, concrètement de quoi s’agit-il ?

Nous mettons à disposition un nouveau canal de communication entre Fundsquare et ses clients, qui offre un accès plus rapide, facile et efficient au cœur de nos bases de données. Il vient compléter nos canaux de communication existants (SFTP, échange de fichiers…).

Les APIs aujourd’hui ne sont plus à considérer comme une solution innovante mais plus comme le nouveau standard et effectivement Fundsquare utilise les API depuis de nombreuses années. Mais jusqu’à présent, celles-ci n’étaient exclusivement réservées qu’à certains de nos clients en mode ‘one-to-one’. En ouvrant désormais nos API vers l'extérieur, nous franchissons un nouveau pas, en termes de services plus spécialisés. Désormais, qu’ils soient déjà clients ou non, nos partenaires ne devront plus forcément suivre un processus de mise en relation formel et chronophage, pour se connecter à notre univers de données.

Quels seront les bénéfices pour ces derniers ?

La nouveauté majeure, par rapport à la communication SFTP, est que nos partenaires pourront bénéficier plus rapidement de produits supplémentaires, et extraire des données plus précises et pertinentes pour leurs activités.

Le gain se fera d’abord en termes de réduction des formalités administratives : il ne sera plus nécessaire d’établir au préalable une relation contractuelle avec le client pour que celui-ci puisse « tester » nos données.  Les entités souhaitant se connecter ne devront plus mettre en place des protocoles de communication parfois trop lourds et peu flexibles pour accéder à nos bases de données.

Le bénéfice est aussi technologique : la connexion se fait désormais de manière automatisée, au moment où le client le souhaite. Concrètement, à partir de cette interface de communication standardisée et ouverte, les programmeurs définissent eux-mêmes les données qu’ils souhaitent extraire, ainsi que les fonctionnalités qu’ils souhaitent utiliser.

Les APIs leur ouvrent en outre de nouvelles opportunités d’activités : un accès plus dynamique à des données pertinentes et fiables leur permettra d’être plus réactifs vis-à-vis de leurs propres clients, mais aussi d’offrir à ces derniers de nouveaux produits et solutions.

Contractuellement, comment fonctionnera cet accès API ?

Qu’elles soient déjà clientes ou non, les entités accéderont dans un premier temps à un set de données, selon une logique « freemium » : elles pourront ainsi tester nos API et les fonctionnalités choisies sur un échantillon suffisamment large et pour une période déterminée, avant de décider de s’engager dans une relation contractuelle avec nous.

Puis, si elles le souhaitent, nous entrerons alors dans une phase de contractualisation, sans passer par tous les protocoles antérieurs de communication et de sécurisation des flux de données décrits précédemment. C'est donc là un nouveau pas vers la simplification : pour nous, et surtout pour nos clients.

Nos Clients accéderont à de la donnée contrôlée et structurée. Que ce soient les données que nous avons gérées pour assurer la correcte transmission de celles-ci aux régulateurs, ou que ce soit des données « fonds » que nous collectons pour ensuite les disséminer.

A quels types de données les APIs donneront-elles accès ?

Nous traitons trois types de données : statiques, dynamiques, et documentaires. Les APIs sont dédiées à de la consultation en mode « machine to machine ». A travers elles, les clients accèdent à toute la chaîne de la donnée sur les fonds, que nous traitons de bout en bout.

Nos Clients accéderont à de la donnée contrôlée et structurée. Que ce soient les données que nous avons gérées pour assurer la correcte transmission de celles-ci aux régulateurs, ou que ce soit des données « fonds » que nous collectons pour ensuite les disséminer.

Quelles seront les principales étapes de la mise en place du projet ?

La première étape de notre projet était d’assurer l’implémentation rapide d’un « use case » concret. Nous voulions que nos Clients puissent accéder à un set de données large, structuré et contrôlé. Les prochaines étapes permettront d’ouvrir progressivement nos APIs à l’ensemble de nos solutions. Pour cela, nous travaillons toujours à la formalisation de notre stratégie d’API Management.

L’API servira aussi à identifier les nouveaux besoins de nos clients. Par exemple, si une entité nous envoie une requête sur un instrument dont nous n’avons pas encore la donnée, nous lançons alors une collecte sur cette donnée.

Pour cela, nous avons développé des solutions d'intelligence artificielle avec un partenaire, afin de rechercher les documents correspondants à la donnée souhaitée, pour en extraire ensuite les informations pertinentes requises par ce client et les soumettre à nos chaines de qualification de données.

Automatiquement, le système mettra alors cette nouvelle donnée à la disposition de l’ensemble de nos clients. Et grâce à l'intelligence de cette machine, les délais de réponse aux nouvelles demandes se réduiront rapidement.

Peut-on à ce titre parler de Data as a Service (DaaS) ?

Exactement ! Le client n’a plus besoin de collecter puis de stocker les données capturées. Il lui suffit de se connecter à tout moment à notre plateforme, pour consommer le type de données recherchées, et ainsi bénéficier de nos services, quand il le souhaite.

Selon vous quels seront les impacts d’une telle démarche DaaS, sur l’industrie des fonds d’investissement ?

Le DaaS ouvre une multitude d'opportunités. Elle débouchera probablement sur une transformation du marché : à la fois en matière de connectivité et d’efficience de l’information, mais aussi en termes de désintermédiation. Aujourd’hui, l’accès aux données est compliqué et couteux à mettre en place ce qui a conduit le marché à utiliser des sources qui centralisent l’information. Avec les APIs tout devient plus simple et la tendance sera de simplement considérer quelle est la source la plus fiable et la plus cohérente pour une donnée. Les freins au « multisourcing » vont disparaitre.

Pour rappel, le Luxembourg est le 2ème marché mondial des fonds d'investissement. Et Fundsquare en est l’un des principaux acteurs : nous collectons pratiquement toutes les informations relatives aux NAV, à la documentation réglementaire, etc., que nous contrôlons puis partageons ensuite avec de nombreuses entités actives dans le monde.

Au niveau du marché Luxembourgeois, Fundsquare est donc la « Golden Source » de la donnée sur les fonds. En se connectant sur nos plateformes via nos APIs, les acteurs de l’industrie accèdent directement à la donnée la plus authentique et fiable qui soit. Ils n’ont donc plus besoin de rechercher l’information financière auprès d’acteurs intermédiaires et centralisateurs, avec le risque d’erreur que comporte ce modèle reposant sur des acteurs en cascade.

Clairement, nous leur apportons une optimisation au niveau des coûts de la donnée, tout en réduisant le risque de capturer une donnée qui aurait été corrompue par suite de manipulations ou d’intégrations successives !

La gestion du risque de la donnée devient centrale quand on sait qu’une mauvaise qualité d’information peut générer pour les gestionnaires de fonds ou les distributeurs des impacts financiers et d’image, et parfois aboutir à des sanctions de la part du marché et des régulateurs.

Les API et le DaaS pourraient-ils aussi faciliter voire simplifier les démarches de conformité des entités vis-à-vis de leurs régulateurs ?

En tant qu’intermédiaire auprès de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), nous prenons en charge toute la gestion des stocks de documents de nos clients, et nous fournissons au régulateur toute la documentation nécessaire à la bonne conformité réglementaire.

Concrètement, notre application e-file aide les entités à contrôler le contenu, la qualité et la conformité des documents transmis. A ce titre, nous sommes le seul marché au monde à posséder un tel outil.

En outre, pour les fonds luxembourgeois souhaitant être distribués à l’international, notre plateforme listera également tous les types de documents et formulaires réglementaires exigés par les régulateurs de chaque pays ciblé pour la distribution. Le dossier sera envoyé à la CSSF, qui elle certifiera sa bonne conformité pour le compte des régulateurs étrangers.

Dans ce contexte, en se substituant par exemple aux envois email des documents requis par la CSSF, l’API offrira aux entités un canal de communication simplifié et flexible, par lequel pourront transiter de plus gros volumes de documents.

Par ailleurs, l’API nous permettra là aussi d’établir de nouvelles connectivités avec des régulateurs étrangers, et ainsi en faire profiter à d’autres marchés.

En d’autres termes, si nous pouvons aider les promoteurs de fonds luxembourgeois à être connecté avec leur régulateur qui est la CSSF, nous souhaitons dans un avenir proche aider tous les fonds du monde dans leur démarche de conformité réglementaire.

Article publié par l'Agefi Luxembourg, Edition Novembre 2021

Fundsquare est l'une des "golden sources" de la data financière.

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